13.05.2012
"Il y avait" d'après-hier
Comme un matin d'éveil décalé, de ces lendemains de rêve qui résonnent sans doute un peu trop des accents de la veille et d'une veille trop longue avant d'avoir trouvé le chemin du sommeil.
C'est l'histoire d'un de ces matins où j'ai le sentiment très vif que rien de meilleur ne peut advenirr, que la nuit, les rêves n'ont tenu aucune promesse et m'ont simplement porté d'un jour à l'autre sans miracle, sans même la trace d'un recul salutaire pour envisager un avenir, un prochain pas, une autre voie...
Il y avait un avenir, un horizon,
une farce sans chute pour gravir le jour
et les raisons d'y croire, et la loi des raisons.
Il y avait une menace, une crainte,
il y en a toujours au cœur du labyrinthe
Une pesanteur subtile fruit du déclin du jour
de celles que l'on happe à son sens défendant
quelle que soit la récolte et les faces du vent
Il y avait ces soirs-barges, ces départs seconds
pour passer le relais à l'ailleurs émergeant,
pour se fier aux intimes chuchotements
d'une absence qui porte réveil d'’illusions,
l'évanouir pour redestiner le réel
voyage qui console d'un relief manquant
Et des lendemains sans voix ("C'est cela, encré, en vie?!")
entonnant les premières notes d'un chant de victoire, évasif.
Il y avait aussi les retombées sur nuits
pour passer une main tremblante à l'oubli,
pour niaisement se fier à l’adage rapiécé
d’un aveuglement choisi qui porte conseil,
s’exclure du vrai ou s’excuser du réel
traversée qui traîne trop d’envie et des pieds
Puis des lendemains sans voie, épuisés, abrutis
entonnant les premières fausses notes d'un chant de gloire propagandiste.
"Il y avait", des nuits qui s'entassaient
en tumultes humides sans dessein
presque aussi absurdes qu'un lendemain
(juste retour des déraisons en biais)
18:28 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15.04.2012
Demain de Printemps
Ca aurait pu être un jour de Printemps, le jour de mon anniversaire. C'est un onze heure marginal portant une robe de crépuscule teinte en cris.
Mon visage délavé arbore des traces de chute, il tord des traits de ressemblance soudainement plus visibles.
J'ai mal, quelque chose a été arraché d'en moi, sèchement. Il reste ce vide qui le remplace et engloutit la lumière.
Où sont mes bras, mes jambes, où est passé ce ciel qu'au réveil je voulais absorber?
Demain déferle dans tout mon corps, il brise mes reliefs, il ne laisse que de la bruine, salée, amère, tellement triste.
Demain je l'aurais encore entendu chanter, je l'aurais encore embrassé.
Je n'aurais jamais cru que ça pouvait être si brutal. Ma poitrine s'est écrasée contre le portail de l'irrémédiable, respirer est comme trahir la douleur, presque de l'égoïsme sans respect pour elle. Je me force à remplir mes poumons plus fort, ils se vident aussitôt.
Ce n'est pas la mort qui est absurde, ce qui l'est, c'est ce qu'engendre la douleur de ceux qui restent. La raison est si détestable, si froide...
J'ai besoin de me replier par terre et m'endormir, partir, m'en foutre. Cet irrémédiable là est violent. Des larmes effilées qui me déversent, me dévident. Des silences où aucune solitude n'est possible, moi enfant, lui vivant, chacune de nos variantes façonnées par les années, tant de nous et pas une seule pièce, pas un recoin où je pourrais me coucher, me replier dans un nuage de solitude, un peu plus haut.
Il n'y aura pas de prochain demain avec lui. Il n'y aura plus que la certitude que ce qu'il n'y avait déjà presque plus a réellement disparu. Son beau visage éteint, ses petits cheveux bien coiffés, je sais qu'il est parti.
Demain continue à gratter les parois autour du vide. Une miette de partage, une poignée de secondes qu'une lueur dans son regard me donnait, pas de la force, pas de l'espoir, juste un peu de vrai, de tangible. Juste un peu de mon père, encore un peu, de l'amour en peau, en odeur.
Mais ça, c'était demain. Maintenant, il faut déjà apprendre à oublier pendant que je marche, pour ne pas oublier d'avancer et parce que le vide qui reste n'a sa place qu'en moi. Des coups intérieurs de tristesse qu'il faut contenir pour ne pas qu'ils transpirent et s'échappent en signes extérieurs de détresse qui ne servent à rien.
C'est un jour de Printemps en plus pour ne pas oublier d'avancer jusqu'à l'été, et parfois, en silence, laisser un moi enfant te donner la main. Parce-que ça me manque.
20:29 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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03.04.2012
Et quand un Père s'en va...

Celles et ceux qui connaissaient Jacques Joël savent qu’il a voué son existence au théâtre.:
Lauréat du Prix de la littérature dramatique de la Société des Auteurs et d'un Eve de la mise en scène, comédien, auteur et réalisateur, adaptateur reconnu de grands auteurs anglo-saxons (Agatha Christie, Alan Ayckbourn, Richard Harris), juré au Conservatoire Royal de Mons, professeur d'art dramatique pendant plus de 30 ans (il découvrit et forma, entre autres, les comédiennes Grace de Capitani et Angélique Leleux.)
Journaliste de formation, il a également été homme de radio et de télévision, réalisant et présentant plusieurs programmes culturels à la RTB dont, pendant plus de 10 ans, l'émission télévisée « Sept sur sept » et le programme radiophonique « Fenêtre sur cœur ».
Durant sa carrière, il a réalisé plus de 150 mises en scène, principalement au Théâtre Royal des Galeries et au Théâtre Molière mais aussi pour de nombreux autres théâtres, festivals et tournées. Il a notamment organisé et monté des spectacles présentés lors des représentations d'été de Beersel, des festivals de Welkenraedt et des tournées "Welfare" au Congo.
N'ayant jamais pu se résoudre à quitter cet univers, il entreprit en 2001 de fonder une nouvelle compagnie de théâtre, l'Arlequin Walhérois, avec laquelle il monta neuf pièces avant de devoir passer le relais pour raisons de santé.
C’est entouré de ses maquettes de théâtres du monde, dont celle qu’il appréciait particulièrement : « The Globe» de Shakespeare, que mon papa nous a quittés.
Il est mort comme on fait tomber le rideau, une dernière prestation, une dernière mise en scène, si bien menée qu'elle semblait improvisée...
Et même si il avait oublié comment on lit dans sa propre tête, je suis sûr qu'il a retrouvé la trace d'une ancienne salve d'applaudissements pour l'accompagner jusqu'à son ultime loge.
Au revoir, Jacques, grand homme de théâtre, tout ce que tu as donné au monde des planches, côté cour et côté jardin, dans les drames et dans les comédies de la vie, ta voix, tes gestes, ton spectacle permanent , ils ne risquent pas de s'effacer sans public, ils restent ici, en nous, et te saluent bien bas.
Garde ton sourire, tout notre amour y est accroché!
Son oeuvre: http://www.bellone.be/fr/ressources/details/persons/16801...
On arpente des vies, recherche des regards
scrutant parfois les profondeurs et les vallons
attendant calme ou résigné que le brouillard
s'évapore banni ou devienne pardon
On marche sur des routes qui portent serviles
évitant de s'arrêter, de se retourner
puisant dans l’à venir d'un horizon mobile
l'envie d'encore goûter à d’autres satiétés
Emporté, s'envoler, aimé s’imaginer
touché par quelque grâce, précieuse éphémère
telle raison de croire que tout n'est pas figé
et soulever les reliefs cousus sous les paupières
Frappé, abîmé, abattu, pire qu’humilié
se donner au courant, celui du "Continue!"
implorant que la chute nous soit vérité
éteigne les tourments, encense l'inconnu
Et puis un autre part et nous laisse sa trace
une empreinte de braises qu'il nous faut emporter
une image plus lourde qu'aucune pluie n'efface.
Réalité dissoute, palpable fragilité
Et quand un autre part, il nous faut repartir
quelle que soit notre rage, même si nous sommes perdus
délaissés par l'envie, asséchés de désirs
demain est à venir,juste moins absolu
Ne sécher aucune larme, laisser couler la haine
révolte incontenue, comme la vie se déchaîne
...Trouver dans ces brûlures de quoi encore rêver..
…Prouver à la blessure le besoin d'exister...
11:44 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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23.02.2012
Mes mains à couper que mon front gauche est à quoi bon
Cette nuit, j’ai rêvé que mes deux mains étaient sectionnées au niveau du poignet.
Impossible de me rappeler comment ça arrivait. Mon souvenir remonte à l’instant où mes deux mains gisent sur le sol. Ca ne saigne pas énormément et les deux mains sont belles, encore beiges, paumes face au sol, les doigts légèrement repliés.
Je les ramasse et avec l’aide de quelqu’un dont je ne me souviens pas non plus, nous les rattachons grossièrement à mes bras avec de l’adhésif gris. Je me dis que si elles sont remises en place, elles seront irriguées le temps d’aller à l’hôpital. C’est le cas, même si elles deviennent grises puis noires à chaque fois que je les laisse pendre. Mes doigts bougent encore et si j’ouvre et ferme les mains, elles reprennent des couleurs et je peux même voir une veine qui regonfle sur la droite.
Pourtant je me rends compte que c'est probablement inutile car tout m'empêche d'aller à l'hôpital: des gens qui disent m'y conduire mais me déposent dans un quartier désert, un bus qui va dans le sens inverse...
Hier soir, en discutant avec mes amis, je me suis demandé si je croyais encore possible de changer le cours des choses humaines. Je me suis demandé si l'espoir valait encore la peine de le voir déçu, définitivement.
Discussion animée se promenant entre la crise grecque, le système banquaire, le réchauffement climatique, la nouvelle partie quinquennale de dupe/ propagande/manipulation en France...
A un moment, je perds le fil trop noué par mes deux fidèles compères et me vient cette pensée: Il y a toujours la même flopée de misère, de gaspillage, d’injustice, de brutalité humaine.
Ca ne va pas mieux, jamais! parce que un mieux vaut deux pires, un progrès social ou scientifique coûte deux, trois régressions de même accabit...
Est-ce qu’elle stagne, cette flopée? Ou est-ce qu’elle s’étend? Quelqu’un a des nouvelles du Darfour? Quoi de neuf du côté de la famine de la corne de l’Afrique? A part le tri sélectif, les pommeaux de douche économiques,les partis écolos qui ne parviennent pas à décoller et les sommets climatologiques qui mendient dans leur niche, humilés, ça va mieux la fonte des glaces, ca se passe bien du côté du CO2? A-t-on reçu le bonjour de la reconstruction en Haiti récemment?
Oui, si on cherche, on constate qu’on a reçu plein de messages à leur sujet . Mais ils sont partis dans le junk-mail des médias ou ils gisent muets dans les forums pas sexy du peuple des concernés.
ET j’en reviens à mon doute : Est-ce que je crois encore possible de changer le cours des choses?
Un exemple : j’aime bien le programme du Front de Gauche, je m’y retrouve, j'apprécie ses idées pour un changement radical pour le bien humain, pour un mieux commun. J’ai lu avec avidité le bouquin de Jacques Généreux, Nous on peut sur la possibilité d’une nouvelle forme d’économie, sur les travers et les mensonges du système dans lequel nous subissons/vivons/survivons/dépouillons/profitons/participons au grand déséquilibre financier mondial.
Mais, ni le Front de Gauche ni Jacques Généreux ne sont les premiers à avoir eu ces idées, à les avoir diffusées, à avoir tenté de les porter au «pouvoir».
C’est pourtant plus censé de constater le foutoir d’un système, du monde et de dire:
«OK, on arrête, ça ne marche pas. On doit faire autrement tant que c’est encore possible.»
que de dire :
«Ca marche de moins en moins bien, mais continuons, tant qu’on a des rustines et des soudures, des remparts et le pouvoir, hein!! Pourvu que ça tienne le temps de notre vivant…»
La première option est incroyablement t plus censée, oui ou non?? Oui!
Pourtant, ça représente combien de gens, de partis, de groupes,de lobbies qui pensent "changement positif radical", qui pensent: «L’humain d’abord» ? D'après les derniers sondages: 9%, 10%, 11%. Et ailleurs en Europe, ailleurs dans le monde, ça représente quelle proportion??
ET c’est comme ça depuis que je m’intéresse à la politique, au changement, à l’espoir! JAMAIS je n’ai vu une majorité de gens décider d’aller ensemble, mondialement, se battre contre: la famine, l’injustice, la pauvreté, la violence, la haine, le réchauffement climatique, la distribution équitable des ressources, etc, etc, etc….
L’ONU? Parle à mon cul, lui répond l’écho. Alors qu’elle devrait être le summum de la coopération et le bras armé d’une charte des droits de l’homme surpassant toute constitution, religion, droit national ou international, elle est une mendiante à laquelle on accorde parfois, par le miracle d’un consensus de coulisses puant les arrangements cyniques, le droit d’appeler les urgences.
Une gauche humaniste et internationaliste? Quelle gauche? Celle qui s’oppose sans voix ou celle qui s’installe et est bien seule alors… transige, rentre dans le rang social-démocrate de l’économie de marché ou dérive vers l’autoritarisme.
Une droite charitable et pragmatique? Sa dévotion au marché et à sa voie unique, la croissance, ne lui permet qu’une liberté: celle de l’individualisme et de la winner-attitude. Ordre et mérite en étendard moral, justificateur, pour se cacher les yeux face à tous les déséquilibres qu’elle engendre.
les ONG? Ces pauvres des pauvres, versant de mille bras des gouttes de bien dans l’équivalent d’un supertanker d’huile de merde.
Cette nuit j’ai rêvé que je n’avais plus de mains, qu’elles m’avaient été sectionnées, et je crois que je sais pourquoi j’ai rêvé de ça…
13:47 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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16.10.2011
Hier... Et pendant ce temps, Le Débattoir s'extrait un peu
Hier des gens se sont rencontrés pour la premières fois, d'autres ont découvert un nouveau goût, une chanson qu'ils ne connaissaient pas.
Hier rien n'a changé pour la plupart des gens, sauf qu'ils ont vieilli d'un jour.
Hier des surprises ou des hasards incroyables ont fait sourire des humains, les ont fait sauter de joie ou exploser de bonheur.
Hier la terre a fait son boulot, comme d'hab, elle a tourné.
Hier les absurdités de la vie, du monde, du quotidien s'en sont encore pris à des centaines de millions de personnes, souvent pour les désespérer un peu plus, en attaquant le dernier rempart de leur envie de vivre: la résilience, la survie.
Hier, j'ai senti que quelque chose advenait ,un fracas, un faille dans la pression absurde, une fracture sale de l'abjection banalisée.
Hier je me suis persuadé qu'il fallait trouver l'altitude d'un refuge !! Alta mirar mañana..
En attendant la publication du "Débattoir des condamnés en rut" sous une forme ou une autre, au milieu du chaos bien réel de tout ce qui nous entoure, au milieu des autres combats, ceux pour vivre , pour de la dignité, par erreur , avec toujours en point de mire la possibilité de retrouver l'innocence...
...Je vous livre ici, vous qui passerez par là, quelques bouts de recueil, quelques pincées d'histoires, comme des moments volés offerts ou des indiscrétions publiquement impudiques.
Bonne lecture, et si vous aimez, partagez...
12:23 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.06.2011
Le débattoir des condamnés en rut
Voilà.... J'en ai fini avec ce recueil de nouvelles. Deux ans d'écriture, de ré-écriture pour certains textes qui existaient déjà depuis plusieurs années.
C'est un recueil de 21 nouvelles ou chroniques, certains textes assez courts, qui racontent tous à leur manière cette face obscure de l'existence qu'est cette équation :
Souvent on doit se débattre pour vivre, survivre ou exister. Et quand on prend un peu de hauteur pour le constater, on se rend compte que toute finalité humaine étant égale, la mort, on peut nous voir comme étant des êtres se dirigeant inéluctablement vers l'abattoir. Un élément qui revient souvent dans mon observation de l'humain, c'est qu'un des échappatoires universels les plus commun pour oublier, pour vivre et se survivre, c’est le sexe. Ainsi en est-il du titre de ce recueil.
A travers les histoires ou morceaux d’histoire que sont ces 21 textes, j’ai essayé de raconter cette face obscure de la vie. Par le prisme de l’amour, de la vieillesse, de l’espoir, du sexe, des doutes et de la solitude. De la folie et de l’oubli aussi.
J’espère maintenant trouver un éditeur. Si cela ne devait pas se faire, je le diffuserai par auto-édition. EN attendant, je lui souhaite de bien se débattre pour essayer d’exister!

4ème de couverture:
Si on ose lever la tête pour observer ceux qui, comme nous, mentent, marchent encore, s’enfuient sur des pavés en absurde poli.
Quand on scrute le lointain, droit devant, ne devinant que nos pieds, les pas qui nous renvoient l’écho d’un ventre sexué,creux, violent, griffant le cœur, se tordant de vie, de peur.
Quand le sang tendu, on pénètre l’improbable qui agite devant nous: "Sanctuaire des fous" mais qui s’affaissera d’un trait de sable...
Alors on ne peut nier qu’on va à l’abattoir mais le nier, lâche et brute, comme on se branle de «Faut y croire!»
Alors on y va, condamné à vie à la peine sine qua crève qui éructe de se débattre en rut.
14:55 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15.04.2011
Un jour, je vais mourir
Et je me demande si ce jour là, je serai conscient de ma mort. Si j'aurai le temps de me dire: "Ah, ca y est, c'est fini". Et je me demande si soudain, tout aura un sens, si toutes les pièces manquantes de ma métaphysique viendront compléter l'image. Pour rien!
Quand il fait clair et ensoleillé comme ce matin, que je vois des arbres et le ciel par la fenêtre, je voudrais que toute la réponse soit là-dedans.
Mais pourquoi une vérité? Trouver le sens des actes et de l'existant? Qu'est-ce que je veux d'autre comme réponse? Regarde ce qu'il y a, le monde, les gens, les règles accumulées et les lois universelles, les sentiments partagés et les pensées ! C'est tout ce qu'il y a. Il n'y a rien d'autre . Tout le reste n'est qu'à faire où à subir.
Puis un jour, on meurt! En attendant: sourire, rêver, survivre, passer, devenir. Mais en attendant, à la moindre hésitation, au moindre fléchissement, toujours ces mêmes petites piques de morale positiviste et "haut les coeurs!": Chercher le bonheur, être heureux, vivre l'instant présent, profiter de sa chance...
Mais arrêtez!!
D'abord il faut le vouloir, ensuite il faut le pouvoir, et surtout, il faut y croire! Ce n'est pas toujours le bon moment, même si la mort devait arriver au milieu de la tristesse passive pour le faire regretter.
Malgré cet avertissement, comment on fait quand tout autour, par chaque pore de sa conscience on voit bien que la vie, les autres, le temps qui passe, c'est un mélange de merde et de poussières d'étoile?
Et comme rien n'est facile, à cause de la merde, ces poussières d'étoile auront toujours un arrière-goût de temps passé, de comptes à rendre, de nostalgie!
Comment on fait quand de façon limpide on sait, on comprend, on voit bien qu'il faut supporter la merde, son odeur, son goût, son omniprésence tant qu'on décide que la chasse aux poussières d'étoile vaut ce prix?
Comment on fait pour croire et pour trouver l'envie au quotidien dans un monde où être heureux est d'un égoisme criminel et nécessite de tourner le dos aux horreurs?
Comment on fait ça, déjà?
Il y a la lâcheté, celle qui fait que puisqu'on est dans cette bouse nauséabonde, on a pas à s'en vouloir si ça nous tombe dessus, on gratte un peu alentour, histoire de récolter quelques paillettes et on attend que la grosse masse puante se trémousse et se convulse pour recommencer à gratter un peu plus loin.
Il y a la fausse volonté. D'y aller un peu plus, mais pas trop, d'un air pincé, plonger plus loin, mais pas trop, pour se fabriquer une manne de poussière en souvenirs ou en insouciance, une manne qui protègera un peu de la merde.
Il y a l'aveuglement total, nier tout l'infect, le sale, le pourri, et se démener pour amasser, arracher, dérober tant de poussières qu'on parvient à s'asseoir dessus en laissant l'immonde plus bas que soi.
Un jour je vais mourir, et je sais que je n'ai pas envie que mes dernièrse pensées soient comme toutes celles-ci!Alors, chercher par la fenêtre un peu de vérité simplifiée à fabriquer soi-même? Est-ce que tout ça aura eu un sens? Cette succession d'errements bi-polaires est tellement égocentrique.
09:47 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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31.03.2011
La genèse d'Empoésinné & le mécénat de la pause
la genèse de mon poste "empoésinné" est à peu près ceci: bribes d'une discussion sur cet empoésinnement....
"Mais pourquoi la poésie? Tu ne vendras rien, tu le sais!
Les gens aiment la poésie, ok mais juste comme ça, par surprise, une bribe, un vers, un quatrain. Par surprise, au hasard ou au gré. Pas un livre! Enfin, un recueil, oui, pardon!
Ecris un roman, enfin. Moi je préfère quand tu écris des phrases et des histoires! Pourquoi de la poésie, sérieusement?? C'est dommage, avec ta facilité, ton style tu pourrais cartonner. Ce serait vachement mieux!
Ben oui, faut pas t'étonner, c'est trop compliqué, il faut lire entre les lignes, prendre le temps de relire,un peu comme une chanson qu'on ré-écoute sauf que c'est pas une chanson.
Oui c'est beau, ça c'est sûr, très beau même, intense, fort ,tout ça... mais c'est du blabla, ce "tout ça". C'est pas ça que les lecteurs veulent. En peinture, en sculpture, en dessin, le beau, l'intense, c'est parfait, ça oui! Mais c'est pas porteur la poésie pour ça. Par contre tes nouvelles, tu vas les publier quand? Ben oui, faut t'y mettre et finir ça. Tu verras, après , tu pourras écrire tes poèmes, ce sera mieux accueilli si ça marche avec les nouvelles!
C'est con, t'a pas choisi la bonne époque pour la poésie, enfin bon, si j'étais à ta place, hein, tu sais ce que j'en pense !"
Je sais. Moi aussi, parfois!
___________________________________________________________________________________________
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire.... Je me laisse dériver dans une journée qui est mienne, sans contrainte, je laisse des mots tomber sur le fond blanc de mon document Word, je fume et bois du café, avec devant les yeux un vieil arbre enlevant au ciel gris l'implacabilité de ses intentions. Je ne regarde pas l'heure défiler, pour une fois. Je vis avec l'écriture, comme j'ai souvent rêvé que ma vie devrait être. ET c'est très fort...
Rare et très précieux! Quand le temps, enfin, imite une pause, c'est comme si vivre avait le goût d'un horizon mécène...
12:53 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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19.03.2011
Le goût du métal dans la chair
Si tout était à écorcher
muni d'une lame en papier,
sourire en promotion, le velours et l’acier
un goût traînant de ciel sur ma rage affablée
quelques éclats de voie dans un mutisme con
et l'intention volage imitant l'érosion
je resterais debout,je soulèverais le monde,
dans le sens inverse des aiguilles d'une honte.
Ca ressemble à tous ces anciens soirs de solitude... Ma pensée se sépare de mon quotidien, l'accompagne en le jugeant, invisible et discrète.
Des heures, des jours s'écoulent, ma pensée m'y installe en position de prostration, comme si j'étais prisonnier dans une boucle répétitive aussi tourmentée qu'un nerf à vif. Vivre sans être vraiment présent,les apparences trompeuses en vitrine, par honte d'être vide et par peur de déplaire...
Il y a ce vieux copain qui est de retour, le goût du métal dans la chair, il traîne sur les papilles gustatives de mes silences, j'ai l'impression qu'il fait rouiller les pilotis d'acier trempé de mes convictions.Pour la quantième fois, déjà??
Comment certains arrivent-ils (malgré leur déni) à embrasser l'acceptation de cette médiocrité: une complainte passive si lourde qu'elle transforme les sens en une cire sèche et imperméable aux vouloirs.
Je m'ausculte et palpe mes questionnements, nombril sans intérêt du monde, et je constateque je ne suis même plus aigri. L'aigreur est le fruit des amours brutales de la passion et de l'échec. Quand je fais mon diagnostique, je suis principalement impuissant. Et l'impuissance elle est le bâtard maladif des longs ébats de l'espoir et de la déception.
Pourtant je sais que la lueur existe encore, pourtant. Parce-que dans plusieurs êtres, je me retrouve.
Parce-que si tout devenait déception avant même d'être, si les tentatives pour aller vers vous, vers eux crevaient asséchées ou honteuses, alors je pourrais ne plus vouloir que Rien, refuser en bloc, en abandon, comme ces pulsions qui me murmurent la tentation de l'inertie et que je noie sous certaines lunes d'horizon que j'aime encore contempler ou attendre.
Parce que si je refusais d'encore essayer, je pourrais ne plus vivre que sans raison, déraisonnablement sans regret ni pardon, comme un barbare agressif, seul-ement minéral.
Je me souviens avoir écrit un jour le résumé de ces pensées:
si je n'aimais plus, je ne serais déjà plus, ni là ni ici ni moi-même...
Cela se résumerait à ça??
15:36 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12.12.2010
ENcore se relever pour encore se lever
Le temps m'alourdit. De plus en plus. Il enfonce plus encore mes pieds dans le sol.
Je vieillis... Je ne suis pas encore vieux, mais je suis usé, déraisonnablement, je m'enthousiasme moins vite et moins longtemps, mes passions se tassent et je ne comprends plus grand chose puisque la plupart n'ont aucun sens.
le monde et les gens m'accablent. D'apprendre que des déchets plastiques rassemblés par le stream dans l'atlantique s'étendent sur une surface immergée de la taille de la France m'accable. De réaliser que la plupart de mes connaissances ne sont pas des gens heureux m'accable. De savoir que des milliards de gens vivent comme des miséreux sans que je ne fasse rien m'accable. De voir que le grand débattoir s'étend et qu'on se complait dedans m'accable. Tout comme tous ces autres coups de griffe que l'humain m'inflige à chaque fois qu'il est infecte, absurde et con.
De m'entendre dire ce que je dois faire par des gens qui s'en arrogent le droit sans être compétents m'accable. Même si ils étaient compétents, ils n'en auraient pas plus le droit mais je suis fatigué de me révolter et de devoir me battre pour qu'ils me respectent. La révolte implique que l'on ait foi en l'avènement de ses convictions, je ne l'ai plus. Je ne crois plus qu'une justice universelle soit possible, je ne crois plus que le savoir, la sagesse et la raison puissent un jour mater et remplacer le pouvoir pour lui-même et empêcher ceux qui l'accaparent pour eux-mêmes. M'en rendre compte m'accable. Ne plus trouver la voie pour être compris m'accable. Savoir que je suis impuissant à faire accepter mes choix sans conflit et sans culpabilité me dévore et m'inocule la rage.
Je n'ai plus envie de combattre l'espoir pour l'empêcher de s'emparer de mes folles aspirations et de s'enfuir après avoir déclenché un nouveau raz-de-marée de déception dans ma poitrine et dans mes yeux.
Rejeter l'espoir est encore plus terrifiant car où chercher la part d'impossible ensuite.
Comme courir après ses rêves et ne jamais parvenir à les attraper pour les réaliser, comme essayer d'être quelqu'un, tenter, jouer le jeu, faire ce qu'il faut et échouer puisque les règles sont pourries...
Se battre pour faire plier l'existence semble si inutile, comme si une règle universelle voulait que plus on essaie, plus elle se cabre et se débat... Et j'y perds mes forces.
Pourtant,il faut encore être fort, il faut encore se relever, car je suis vivant. J'y pense déjà alors même que je chute, me lever un matin de plus est un impératif. Me lever à travers mes mots, me lever en forcant le sourire à étirer ma face, me lever en aimant les miens, me lever en puisant dans la poésie que je crache de quoi ne pas être là en vain.
Je sais que si je ne me relève pas, les rouages d'une machine infernale qui n'attend que ça se mettront en branle, je sais qu'il y a en moi une bombe dormante, et si je ne me lève pas...
19:15 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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06.11.2010
Empoésinné
La poésie? Qu’est-ce que vous avez cru?
On a parlé d’espoir, on a parlé de rêves. Des lendemains se sont même pris pour la réalité. C’était enivrant.
C’était hier, c’était juste des mots qui inventaient des légendes où d’autres mots étaient héros. C’était quelques séquences de comédie insérées dans un réel trop fermé. Et c’était bon d’y croire. Mais ce qui n’advient pas est comme un faux sur le marché de l’art. Et j’en suis désolé.
Je ne suis pas optimiste pour demain, ni particulièrement pessimiste pour plus tard. Des aléas favorables changeront la donne, un peu, parfois. Mais quand bien même? La finalité est-elle là où on paie pour lire le mot fin ou alors là où tout ce qui le précède devient?
Accommoder des lettres à la sauce poésie, qui s’en soucie?
Pas mal de monde en fait.
On se soucie de savoir pourquoi gâcher du temps et gaspiller les pouvoirs de l’alchimie des notes tatouées dans les lettres. On s’inquiète en biais de l’indigestion que ces sauces alambiquées peuvent provoquer. Serait-ce de la trempe de ce qui donne naissance aux ronds de fumée? Ou une mise en garde contre certains effets secondaires indésirables? Cette larve est dans la pomme depuis si longtemps…
On s’interroge dubitatif sur ce à quoi cela peut bien servir puisque ce n’est pas servi dans tous les bons établissements près de chez soi, pas vendu à la criée par les ondes d’un establishment clos.
Oui, quand on y pense, la poésie, on s’en soucie, on s’en inquiète…
Qu’est-ce qu’ils ont cru?
Mes vers jouent à guichet grand ouvert pour quelques poignées d’yeux qu’ils font parfois briller en l’air. Certains s'en réjouissent, ils se réjouissent que ces poignées soient maigres et clairsemées. Cette réjouissance ne coute rien, c’est vrai mais cette gratuité est un étrange prix à payer.
Est-ce si incroyable que ça qu’Il n’y ait pas de ‘raison contraire’ quand les pensées se crachent indemnes sur un arbre aplati. Qu’il n’y ait pas de guerre, pas d’ennemi non plus, juste une lutte entre le tu et l’écrit, juste l’envie.
Croyez-moi, je ne suis pas de pierre et il n’a jamais été possible de changer du plomb en or. Au grand buffet des ‘Vivre!’ posés sur du papier d’argent, en équilibre instable, loin des yeux, loin des bords, il y aura toujours, au moins, au mieux, de quoi faire un festin de parents pauvres, et c’est très bien aussi.
Moi je suis empoésinné par tous ces vers luisant dans mes pensées et je m'en régale.
12:35 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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09.10.2010
Personne
Qu'est-ce qui me tient debout? Qu'est-ce qui me retient éveillé?
Cette perception si claire d'une solitude que rien ne parvient à éradiquer, ni l'Amour, ni les partages....
Être à ce point prisonnier de soi, malgré les dénis d'égoisme, malgré les sentiments d'empathie, de tendresse, de faire partie, avoir comme une bête qui ronge la tête en résonnant toujours de la même question: Qu'est-ce que je suis, pourquoi j'existe? Pour qui, puisque paradoxalement, je n'existe pas pour moi....
Y'a personne pour m' entendre hurler
personne pour me dire d'arrêter
personne pour me fermer la gueule
Je continue de marcher, dans les rues
j'entends mes doigts se tordre, seuls
glacés, joints, suant mon reflux
y'a personne pour les regarder blêmir
personne pour me dire que c'est vain
personne pour m'inventer devin
Je m'arrête parfois pour me voir fuir
j'entends mes faux-pas s'écraser
titubants, morts, presque plus vrais
mais y'a personne pour ne pas l'ignorer
personne pour me foutre la paix
personne comme des milliers d'apnées
Je rattrape l'inutile en boitant
j'entends mes yeux se débiner
baissés, brumeux, putain de vent
mais y'a personne pour sentir leur haleine
personne pour comprendre leur haine
personne qui accepte d'y VOIR !
Je hurle muet, plus d'heurts que de mal
j'entends déjà le bleu du soir
aussi lourd qu'un marteau, brutal
mais y'a personne pour le capitonner
plus personne dans mes rues usées
et tant de moi pour m'assommer
que seul personne m’empêche de sombrer
16:34 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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29.08.2010
Urgent: Vivre!
Brice Depasse m’avait demandé il y a quelque mois d'écrire un texte pour ‘Urgent : Vivre’
Quand j’ai découvert la démarche derrière ces deux mots, j’ai été intrigué. J’ai alors posé des yeux lents et curieux sur ces œuvres, promenant mes pensées dans l’imaginaire réel-isé de ces 21 artistes. Et j’ai été aspiré, emporté par l’urgence…
Urgent: Vivre
Oui, il y a comme une évidence qui saute aux yeux. C’est presque un pléonasme, aussi. Cette vie que nous nous accordons si souvent à qualifier de trop courte, le fameux Carpe Diem faisant écho à ce constat, bien sûr qu’il est urgent de ne pas en manquer une facette, un choix, un instant !
Mais est-ce tout?
Quand la vie se perd dans les ombres de l’angoisse, dans les courants trop vifs d’un monde inquiétant, quand elle s’échoue en solitude ou dans la tristesse d’un exil, n’a-t’elle pas d’autre sens, cette « Urgence» ?
Ne serait-ce pas ce Feu sacré qu’on invoque, qu’on bouscule, qu’on oublie puis qu’on rappelle à son destin, à l’essence même de sa lumière … Et qui nous révèle l’or sous la roche ?
Je reconnais l’urgence à l’odeur Ciel qu’elle pleut
sur mes pensées d’ailleurs et mes envies enfouies
lorsqu’elle me traverse d’un besoin impérieux
celui qui donne forme à mon monde et mes cris
Elle est cette impulsion qui me vit hors de moi
qui dessine ma force, me la montre du doigt
dans ces élans secrets qui ressemblent à la chute
mais qui sont les reflets d’intimes altitudes
Je reconnais sa trace quand mes pas la remplacent
dans mes yeux, sous mes mains, en mots qui se font gestes
quand ils dansent en couleurs, en traits qui me délestent
repeignant le silence en effaçant ses traces…
Faut-il se demander : Pourquoi cette Urgence?
Quand elle nous évade sur les passerelles qui mènent au regard des autres…Quand on découvre que nos sens libérés sont prêts à s’offrir sans nous perdre pour autant…Quand, emporté par ses ailes, on se reconnait vivant… Un pourquoi a-t-il la moindre importance ?
Non. D’évidence, sa raison d’être réside dans ce qu’elle nous insuffle : Créer, inventer, partager, devenir et par la même venir aux autres et revenir au monde.
Et soudain, ‘Urgent : Vivre’ nous offre tout son sens.
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Plus d'information:
-Le Blog de Wado sur l'exposition
-La page Facebook de l'exposition
13:03 Écrit par F. Altamira, puisque la vérité est ailleurs mais que la poésie, elle, est partout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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